Les gaz légers à base d'hélium (par exemple l'hélium,néonN'ayant que peu ou pas d'effet anesthésiant sur le corps humain, ces gaz peuvent remplacer l'azote dans la formulation de mélanges respiratoires pour les plongées en eaux profondes. Les mélanges néon-oxygène ou hélium-oxygène permettent de réduire efficacement l'effort physique des plongeurs grâce à leur faible densité et viscosité, facilitant ainsi la décompression et diminuant la résistance respiratoire. En revanche, les mélanges hélium-oxygène industriels posent des problèmes de communication en eaux profondes en raison de la vitesse élevée du son et de l'importante variation de sa fréquence.
Outre l'hélium, le néon, un gaz industriel, peut également servir à formuler des mélanges gazeux respiratoires pour les opérations en eaux profondes. Habituellement, lorsque des plongeurs évoluent en eaux profondes et sous haute pression, l'utilisation d'air comprimé ordinaire comme source d'oxygène engendre non seulement une forte résistance respiratoire, mais aussi la dissolution partielle de l'azote gazeux contenu dans l'air comprimé dans le sang. À une profondeur supérieure à 40 mètres, cela provoque une anesthésie importante, et aux alentours de 80 mètres, les fonctions physiologiques sont quasiment paralysées, entraînant une défaillance de l'organisme.
De plus, la conductivité élevée de l'hélium, gaz industriel, accroît la perte de chaleur corporelle au point qu'il est souvent nécessaire d'utiliser des combinaisons de plongée performantes et des préchauffeurs de gaz respiratoire. À cet égard, les mélanges gazeux respiratoires néon-oxygène sont préférables aux mélanges hélium-oxygène, grâce à leur faible distorsion acoustique et leur faible transfert de chaleur. Le mélange néon-oxygène convient aux opérations à des profondeurs de 100 à 300 m. Au-delà de 300 m, la densité du néon augmente et un mélange hélium-oxygène est alors indispensable. Ce dernier est utilisé avec succès en plongée sous-marine, quelle que soit la profondeur. Afin de pallier leurs inconvénients respectifs, la possibilité d'utiliser le néon, l'hélium et l'oxygène en proportions variables pour formuler un mélange gazeux respiratoire destiné à la plongée sous-marine est actuellement étudiée.
Date de publication : 13 mars 2024